Syrie: Le Conseil de sécurité discute du sort de la mission de l'ONU

avec AFP

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Le Conseil de sécurité de l'ONU se penche sur l'avenir de la mission d'observation en Syrie suspendue en raison de la spirale de violences, après un appel américano-russe à un arrêt immédiat de l'effusion de sang.
Le Conseil de sécurité de l'ONU se penche sur l'avenir de la mission d'observation en Syrie suspendue en raison de la spirale de violences, après un appel américano-russe à un arrêt immédiat de l'effusion de sang. — afp.com

Le Conseil de sécurité de l'ONU se penche sur l'avenir de la mission d'observation en Syrie suspendue en raison de la spirale de violences, après un appel américano-russe à un arrêt immédiat de l'effusion de sang.

Lundi, 94 personnes, dont 63 civils, ont été tuées dans des bombardements menés par les troupes du régime sur des bastions rebelles, notamment Homs et Douma près de Damas, ainsi que dans les combats entre soldats et insurgés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Alors que le plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan préconisant notamment un cessez-le-feu et un dialogue politique est dans l'impasse, le Conseil de sécurité doit discuter de ce plan et de l'avenir de sa mission d'observation en Syrie.

Le général Robert Mood, chef de la mission de l'ONU (Misnus), doit faire un rapport devant le Conseil à 22h, heure de Paris, sur sa décision samedi de suspendre les activités de cette mission en raison de «l'intensification des violences» qui ont fait plus de 3.300 morts depuis son déploiement mi-avril.

Le mandat de 90 jours de la Misnus s'étend jusqu'au 20 juillet, mais plusieurs pays occidentaux ont indiqué qu'il pourrait être interrompu avant l'heure si les violences empirent. Les Occidentaux jugent le président Bachar al-Assad, dont ils réclament le départ, unique responsable de cette détérioration, alors que la Chine et la Syrie, alliés du régime Assad, accusent également les rebelles.