A la recherche d'un gouvernement

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Antonis Samaras, le chef de file de Nouvelle Démocratie, dimanche.
Antonis Samaras, le chef de file de Nouvelle Démocratie, dimanche. — S. SALEM / REUTERS

Dans la capitale grecque, les tractations sont en cours pour former un gouvernement. Antonis Samaras, le chef de file du Nouvelle Démocratie (ND, droite), victorieux dimanche soir d'une courte tête sur la gauche radicale (Syriza) d'Alexis Tsipras (29,66 % des suffrages exprimés, contre 26,89 % ), mais sans majorité absolue, a reçu les représentants des principaux partis pour former un gouvernement d'union nationale, qui leur permettrait de mener à bien [leur] programme » confiait, lundi , Simos Kedikoglou, député ND réélu dans l'île d'Evia.
Reçu en premier lundi, le leader de Syriza a décliné une nouvelle fois toute participation à une coalition menée par ND. Le Pasok (gauche), arrivé en troisième position (12,28 %), s'est déclaré prêt à intégrer un cabinet d'union dans le cadre d'une « large coalition ». A eux deux, Pasok et ND auraient la majorité absolue (162 sièges sur 300) à l'Assemblée. Mais tout l'enjeu, lundi, était de se trouver d'autres soutiens, avec les Grecs indépendants (quatrième avec 7,51 % ) et Dimar, la gauche démocratique (sixième avec 6,26 %, derrière les néo-nazis d'Aube dorée à 7 %). « Cette fois, nous aurons un gouvernement. Mais pour combien de temps ? L'austérité imposée [...] sera tellement difficile que, dans quelques mois, il y aura de nouvelles élections », analysait lundi en fin de journée, pour 20 Minutes, le politologue Mihalis Spourdalakis.