«VatiLeaks»: Le numéro deux du Vatican accuse la presse et le diable

Avec Reuters

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Le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, accuse la presse d'imiter l'écrivain à succès Dan Brown et de trop en faire dans sa couverture du scandale du «VatiLeaks» qu'il estime être une oeuvre du diable visant à déstabiliser l'Eglise.

Fait rare, Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, a accordé un entretien au magazine italien Famiglia Cristiana alors que le Saint-Siège tente de restaurer son image après la divulgation par la presse de documents confidentiels du Saint-Siège, affaire qui a été surnommée «VatiLeaks». Les journalistes, accuse le bras droit de Benoît XVI, «font exprès d'ignorer» ce que l'Eglise fait de bon pour s'étendre à l'envi sur les scandales.

«La vérité qu'il y a une tentative de semer la division qui vient du diable»

«Beaucoup de journalistes jouent à imiter Dan Brown», déclare Tarcisio Bertone à Famiglia Cristiana, en faisant allusion à l'auteur des romans à succès Da Vinci Code et Anges et Démons dont l'action se situe en grande partie à Rome. «Ils (les journalistes) continuent à inventer des contes de fées et à répéter des légendes», accuse le numéro 2 du Saint-Siège.

L'Eglise catholique, estime-t-il, est «un point de référence incontestable pour un nombre incalculable de personnes et d'institutions dans le monde». Et d'ajouter: «C'est la raison pour laquelle on tente de la déstabiliser.» Selon le prélat, il est faux de dire que le Vatican est un lieu d'intrigues et de luttes de pouvoir. «La vérité qu'il y a une tentative de semer la division qui vient du diable», a-t-il insisté.