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Reprise tendue des discussions sur le nucléaire iranien à Moscou

L'Iran et six puissances internationales se retrouvent ce lundi à Moscou pour tenter de maintenir en vie les efforts de règlement par la voie diplomatique de la crise liée au programme nucléaire iranien. La menace d'enlisement, voire de rupture, des discussions alimente l'hypothèse d'une intervention militaire d'Israël, qui menace de bombarder les sites nucléaires iraniens en cas d'échec des efforts diplomatiques.

Après 15 mois d'interruption, des pourparlers ont été relancés en avril entre l'Iran, d'une part, et le groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), d'autre part. Lors de ce troisième cycle de discussions à Moscou, le groupe P5+1 va insister sur son principal motif de préoccupation: l'enrichissement d'uranium à 20% par l'Iran, qui constitue un pas supplémentaire vers une possible utilisation militaire de ce combustible.
Après deux séances de discussions guère fructueuses, à Istanbul en avril puis à Bagdad en mai, les six puissances internationales sont aussi soucieuses d'obtenir des résultats afin de dissiper l'impression que l'Iran cherche avant tout à gagner du temps avec ce processus diplomatique.

«Nous sommes très déterminés à poursuivre ce processus tant qu'existe un élan et tant qu'il y a un engagement (de l'Iran) à discuter du fond de la question nucléaire», a dit un diplomate européen de haut rang.
Représentés par Catherine Ashton, haute représentante de la diplomatie de l'Union européenne, les Six espèrent au moins obtenir l'assurance que Téhéran est disposé à aborder des questions concrètes, ce qui permettra d'entretenir les discussions.