Grèce: Le député néo-nazi gifleur jugé pour avoir participé à l'agression d'un étudiant

JUSTICE Ajourné mercredi, le procès d'Ilias Kasidiaris doit reprendre ce lundi...

M.Gr.
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Capture d'écran de la vidéo où Ilias Kasidiaris, député néonazi grec, agresse Liana Kanelli, une députée communiste, sur un plateau de télévision, le 7 juin 2012.
Capture d'écran de la vidéo où Ilias Kasidiaris, député néonazi grec, agresse Liana Kanelli, une députée communiste, sur un plateau de télévision, le 7 juin 2012. — B.DUBUC / 20 Minutes

Il s'était révélé en agressant une élue communiste lors d'un débat télévisé. Mais c'est pour une autre affaire d'agression qu'il doit comparaître ce lundi, devant un tribunal d'Athènes. Ilias Kasidiaris, député du parti d'extrême droite grec «Aube dorée», est en effet suspecté d'avoir apporté son aide à cinq personnes impliquées dans l'agression d'un étudiant en 2007, rapporte Athen News.

Un témoin affirme qu'il aurait participé à l'attaque en conduisant le véhicule dans lequel les cinq agresseurs, qui avaient matraqué et poignardé un étudiant de troisième cycle, avaient pu prendre la fuite. Elias Kasidiaris, qui est également suspecté de détention illégale d'arme à feu, n'avait pas assisté à l'audience, mercredi, niant toute implication dans cet incident.

Le député et porte-parole du parti d'extrême-droite grec «Aube Dorée» a également affirmé qu'il était en train de travailler dans un hôpital au moment de l'attaque du jeune étudiant. Et que son véhicule, qui aurait été utilisé, se trouvait alors dans le parking de l'établissement de santé.

Violente altercation

L'audience, qui avait alors dû être reportée, doit donc reprendre ce lundi. Quelques jours seulement après sa violente altercation lors d'un débat télévisé, survenue jeudi. Il avait alors lancé le contenu d'un verre d'eau sur une de ses adversaires de la coalition de la gauche radicale Syriza, avant de gifler et de frapper une députée communiste qui s'interposait.

Maîtrisé après ce pugilat, le député Ilias Kasidiaris avait dû été enfermé dans un bureau du studio de la chaîne Antenna, d'où il avait réussi à s'enfuir en défonçant la porte. Un mandat d'arrêt a depuis été lancé contre lui. Recherché pour agression caractérisée et passible de dix ans de prison, Ilias Kasidiaris a pourtant décidé de poursuivre en justice ses deux opposantes lors du débat, en les accusant d'avoir provoqué l'incident.