Les monarchies du Golfe sont sceptiques sur le plan Annan en Syrie

Reuters

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Les monarchies du Golfe croient de moins en moins à la capacité du plan de Kofi Annan de mettre fin aux violences en Syrie, a déclaré ce mardi le ministre saoudien des Affaires étrangères.

Le prince Saoud al Fayçal a en outre demandé au Conseil de sécurité de placer le plan Annan sous le chapitre 7 de la charte des Nations unies, première étape vers l'autorisation d'un usage de la force.

«L'ONU a la responsabilité de prendre les mesures appropriées»

«Nous avons commencé à perdre espoir dans la possibilité de parvenir à une solution (...) dans ce cadre», a-t-il dit à l'issue d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Djeddah, sur les rives de la mer Rouge. «Le Conseil de sécurité de l'ONU a la responsabilité (...) de prendre les mesures appropriées afin de garantir l'application immédiate du (plan) de l'émissaire conjoint (de la Ligue arabe et de l'ONU), y compris en recourant au chapitre 7 de la charte», a-t-il ajouté.

Dans le cadre du plan Annan, un cessez-le-feu est officiellement entré en vigueur le 12 avril en Syrie, où le régime de Bachar al Assad est confronté depuis 15 mois à un soulèvement prenant des allures de guerre civile. Malgré cela, les violences se poursuivent et 108 personnes ont ainsi été tuées le 25 mai à Houla, ce qui a suscité un tollé international contre le régime syrien.