La censure frappe tous les 4 juin

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Pas question de taper « bougies » ou « 23 » sur Internet en Chine. Plus encore que les jours précédents, lundi, ces mots-clés référant au 23e anniversaire de la répression sur la place Tiananmen – l'armée envoyée pour réprimer un mouvement démocratique d'opposition, des centaines, voire des milliers de morts, selon les associations, et aucun bilan officiel jamais fourni –, ont été bloqués. Sur Sina Weibo, la plateforme de microbloging la plus populaire en Chine, les recherches des utilisateurs aboutissaient à un message les informant que leurs tentatives ne pouvaient aboutir... Cette censure du Net n'est pas nouvelle, mais s'amplifie à chaque commémoration. Le système chinois de surveillance de la Toile porte le nom de « great firewall », une grande muraille virtuelle. « Les sites ont été “harmonisés”, comme d'habitude, explique une trentenaire résidant à Pékin, contactée par 20 Minutes. Mais même si la censure se poursuit, il y a aussi de plus en plus de scandales qui sont dévoilés via les réseaux sociaux. Et ça permet aux gens de sortir petit à petit de l'ignorance. »Lucie Romano