Un calme relatif revient à Tripoli

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Le déploiement de l'armée libanaise dimanche à Tripoli, dans le nord du Liban, a ramené un calme précaire dans la ville portuaire. Mais le risque de contagion du conflit syrien dans la région demeure. Samedi, partisans et adversaires du président syrien Bachar al-Assad se sont affrontés violemment dans des combats qui ont fait quinze morts et des dizaines de blessés. Ce bilan est le plus lourd enregistré en une seule journée dans cette ville marquée par des violences depuis plusieurs semaines.
Des hommes armés du quartier de Djabal Mohsen, où vivent en majorité des alaouites, une branche du chiisme à laquelle appartient Bachar al-Assad, affrontent les habitants de Bab al Tabbaneh, où résident essentiellement des sunnites. Si la révolte en Syrie exacerbe les tensions au Liban, c'est que le pays du Cèdre a connu trente ans d'hégémonie syrienne et reste profondément divisé entre pro et anti-Assad. Signe de ce malaise profond, les autorités libanaises évitent de prendre position dans le conflit syrien.L. R.