Syrie: Face à Poutine, Hollande affirme que la seule solution est un départ d'Assad

DIPLOMATIE Le président russe a rencontré son homologue français à l'Elysée, vendredi soir...

N. Bu. avec Reuters

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Vladimir Poutine et François Hollande lors de leur conférence de presse commune à l'Elysée, vendredi 1er juin 2012
Vladimir Poutine et François Hollande lors de leur conférence de presse commune à l'Elysée, vendredi 1er juin 2012 — AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS

Dernière info (02h30): Des photos satellites d'Houla ont été publiées sur un site du département d'Etat américain. Elles semblent attester de la présence de charniers.

La situation syrienne était au coeur de la rencontre Hollande-Poutine à l'Elysée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux hommes ont eu du mal à cacher leurs désaccords. Le président français, qui rencontrait pour la première fois son homologue russe, a ainsi estimé vendredi que la seule issue de la crise syrienne était le départ du président Bachar al-Assad.

«Le régime de Bachar al-Assad s'est conduit de manière inacceptable, intolérable. Il a commis des actes qui le disqualifient», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec Vladimir Poutine. «Il n'y aura de sortie possible de cette situation qu'avec le départ de Bachar al-Assad», a ajouté François Hollande. Le chef de l'Etat français aimerait faire bouger les positions russe et chinoise sur le sujet, les deux pays empêchant, depuis des mois, toute possibilité de sanctions au conseil de sécurité de l'ONU contre le régime syrien.

«Les sanctions ne marchent pas toujours», affirme Poutine

Vladimir Poutine a jugé de son côté qu'il était «contre-productif» d'évoquer un échec de la mission de Kofi Annan en Syrie et a réitéré son opposition à des sanctions des Nations unies contre le régime du président Bachar al-Assad.

«M. Annan est une personne très expérimentée et respectable et nous devons tout faire pour que sa mission réussisse. Je pense qu'il est contre-productif d'annoncer à l'avance que sa mission est un échec», a déclaré le président russe lors de la conférence de presse.

«S'agissant de sanctions, semblable question doit être discutée principalement au Conseil de sécurité de l'ONU. Les sanctions ne marchent pas toujours. Ce que nous devons faire principalement est d'empêcher que la situation n'aboutisse à un scénario du pire et de ne pas laisser éclater une guerre civile».