Arrivée du président russe Vladimir Poutine à l'Elysée

DIPLOMATIE Un tête-à-tête puis un dîner de travail, doivent avoir lieu entre les deux hommes...

M.Gr. avec AFP

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Le président russe Vladimir Poutine est arrivé vendredi à 19H00 à l'Elysée, venant de Berlin, pour un entretien avec François Hollande, qui sera suivi d'un dîner de travail et d'une conférence de presse conjointe, a constaté une journaliste de l'AFP.
Le président russe Vladimir Poutine est arrivé vendredi à 19H00 à l'Elysée, venant de Berlin, pour un entretien avec François Hollande, qui sera suivi d'un dîner de travail et d'une conférence de presse conjointe, a constaté une journaliste de l'AFP. — Bertrand Langlois afp.com

Un président russe à Paris. Vladimir Poutine est arrivé ce vendredi à 19h à l'Elysée, en provenance de Berlin. Il doit s'entretenir avec François Hollande avant de participer ensuite, avec lui, à un dîner de travail et d'une conférence de presse conjointe.

Comme il l'avait fait avec la chancelière allemande Angela Merkel, rencontrée préalablement à Berlin, le dirigeant russe devait s'entretenir avec le président Hollande essentiellement de la situation en Syrie. A Berlin, Vladimir Poutine et Angela Merkel ont tous deux plaidé pour une «solution politique» en Syrie où apparaissent des signes «précurseurs» de guerre civile, selon le dirigeant russe.

Tête-à-tête

Lors de sa première prestation télévisée le 29 mai, le chef de l'Etat n'avait pas exclu une intervention armée en Syrie, mais à condition qu'elle se fasse sous mandat de l'ONU. Alors que Moscou est fermement opposé à toute intervention étrangère contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, François Hollande avait dit qu'il lui revenait, comme «à d'autres, de convaincre Russes et Chinois» de ne pas mettre leur veto à une telle opération.

Toutefois, le président français privilégie «d'autres solutions», comme une durcissement des sanctions, auquel les Russes sont également opposés. La France, à l'instar des Etats-Unis, du Japon ou du Royaume-uni, a déclaré l'ambassadrice de Syrie en France persona non grata.

L'entretien entre les deux dirigents devait débuter par un tête-à-tête. «Il s'agit d'une prise de contact pour établir un lien direct personnel» car «c'est la première fois que les deux hommes se rencontrent», a affirmé l'entourage diplomatique du président Hollande à l'AFP.

«Mettre fin aux violences»

Il s'agit également de «donner un nouvel élan à la relation bilatérale, en fixant un agenda pour les prochains mois» et de «parler des questions internationales, essentiellement de la Syrie», mais aussi «de l'Iran», a-t-on ajouté. Selon la même source, il sera également «question de croissance, les deux dirigeants (devant) évoquer la contribution que peut apporter la Russie, qui est un partenaire important de l'Union européenne en matière commerciale, à cette croissance».

Sur la Syrie, «un dialogue approfondi» a pour «but de montrer que la communauté internationale est mobilisée pour mettre fin au conflit qui risque de dégénérer en guerre civile». «Il faut adresser à Bachar al-Assad un message clair: qu'il ne peut pas parier sur une communauté internationale divisée. Celle-ci bien décidée à mettre un terme aux violences, en étant unie et en ayant la volonté d'agir», a-t-on poursuivi de même source.

«Entre François Hollande et Vladimir Poutine, ce n'est pas une confrontation mais un dialogue. Personne n'a intérêt à une aggravation de la situation en Syrie, qui pourrait aboutir à une guerre civile qui destabiliserait la région», notamment au Liban où «il y a des milliers de réfugiés» syriens. «Il faut trouver une issue politique pour mettre fin aux violences (...) mais rien n'est exclu compte tenu de l'intransigence d'Assad», a-t-on ajouté.