Manifestations à Paris avant la venue de Vladimir Poutine

Reuters

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Artistes, intellectuels et associations de défense des droits de l'homme se sont manifestés en France à l'approche de la visite du président russe Vladimir Poutine, reçu à dîner à l'Elysée ce vendredi soir par le président François Hollande.

Une lettre ouverte signée par le philosophe Bernard-Henri Lévy, le député européen Daniel Cohn-Bendit, l'actrice Bérénice Bejo et l'auteur de bande dessinée Enki Bilal, entre autres, réclame la «libération immédiate» d'une trentaine de personnes détenues en Russie, dont deux anciens dirigeants du groupe pétrolier Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski et Platon Lebedev. «Alors que vous débutez un nouveau mandat, les yeux du monde sont fixés sur vous», peut-on lire dans cette lettre à Vladimir Poutine publiée sur le site Internet du Monde.

«Fondant tchétchène sur un coulis de civils tués»

«Nous vous demandons, respectueusement, la libération immédiate de ces 33 femmes et hommes, afin d'envoyer à votre propre peuple, mais aussi au monde, le signal de l'avènement d'une nouvelle Russie, moderne, démocratique et respectueuse des valeurs universelles des droits de l'homme», ajoutent les auteurs. De son côté, l'organisation Amnesty International a organisé des actions dans Paris, où se sont promenés des militants en trottinettes aménagées avec des pancartes de couleur jaune.

«Poutine dîne à l'Elysée, les droits de l'homme seront-ils au menu?», pouvait-on lire au-dessus d'un portrait du président russe présentant un «menu du jour» dont le plat de résistance était un «velouté de ventes d'armes à la sauce syrienne Bachar al Assad» et le dessert, un «fondant tchétchène sur un coulis de civils tués».

L'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières a manifesté sur le pont Alexandre III où ont été étalées des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: «Poutine, no veto on human rights» ou «Poutine Assad, halte à la répression».