Nucléaire: De nouvelles centrifugeuses auraient été installées en Iran

Reuters
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L'Agence internationale de l'énergie  atomique (AIEA) indique dans son dernier rapport attendu cette semaine  que 350 nouvelles centrifugeuses ont été installées depuis février dans  le centre iranien d'enrichissement d'uranium de Fordow, a-t-on appris  mercredi de sources diplomatiques occidentales.

Ces nouvelles machines, qui s'ajoutent aux 700 premières, ne sont  toutefois pas encore en service, a-t-on précisé. Le rapport trimestriels  de l'AIEA est attendu vendredi.

Téhéran et les grandes puissances ont poursuivi mercredi à Bagdad  les discussions sur le programme nucléaire iranien renouées à la  mi-avril à Istanbul. Les «Six» (Chine, Etats-Unis, France,  Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) cherchent à obtenir le gel du  programme d'enrichissement à 20% que la République islamique justifie  par la nécessité d'alimenter son réacteur de recherches médicales.

Usage militaire

Un usage militaire suppose un enrichissement à 90%, mais la  maîtrise de l'étape précédente est essentielle au succès de la seconde. Selon le précédent rapport de l'AIEA, la mise en service des  premières centrifugeuses du site souterrain de Fordow, près de la ville  sainte de Qom, a permis à l'Iran de tripler ses capacités de production  d'uranium enrichi à 20% depuis la fin 2011.

En général, une unité de production compte 174 centrifugeuses, mais  le programme iranien d'enrichissement à 20% fait appel à des lignes  doubles et connectées de 348 machines chacune, ce qui donne de meilleurs  résultats.  

Pour le moment, une de ces unités est en service à Natanz, autre  site souterrain dans le centre de l'Iran, et deux se trouvent à Fordow,  où une troisième serait donc en cours d'achèvement. «A moins que les Iraniens ne l'aient alimentée à la dernière minute,  elle est en place mais pas encore en service, elle n'est donc peut-être  pas prête», a précisé un diplomate ayant requis l'anonymat.

Téhéran avait laissé entendre que la production serait stoppée à  Natanz, où le programme d'enrichissement a débuté en 2010, lorsque le  site de Fordow serait opérationnel.