Les négociations entre étudiants et gouvernement dans l'impasse

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A la fin du mois d'avril, le gouvernement québécois a accepté de faire quelques concessions et ouvert le dialogue avec les trois fédérations étudiantes. Parmi ses propositions: étaler sur sept ans au lieu de cinq la hausse des droits de scolarité, augmenter le montant des bourses et des prêts et réduire les frais annexes. Le 6 mai, trois fédérations étudiantes ont signé un accord de principe, mais la plus radicale d'entre elles la Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a fait machine arrière et finalement rejeté l'offre, appelant à poursuivre le mouvement.
Le mouvement prend tellement d'ampleur que les médias québécois commencent à avancer l'hypothèse d'élections anticipées. Or, pour le Premier ministre Jean Charest, l'option d'une ligne dure pourrait, en dépit du retournement récent de l'opinion (lire ci-contre), être la plus payante électoralement face aux indépendantistes du Parti québécois, très présent dans la province francophone.