La Grèce restera dans l'euro si la gauche radicale est au pouvoir, promet Tsipras

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La Grèce restera dans l'euro si la gauche radicale Syriza gagne les prochaines élections législatives de juin, a affirmé mardi à Berlin le leader de ce parti, Alexis Tsipras, à la veille d'un sommet européen à Bruxelles consacré à la crise.
La Grèce restera dans l'euro si la gauche radicale Syriza gagne les prochaines élections législatives de juin, a affirmé mardi à Berlin le leader de ce parti, Alexis Tsipras, à la veille d'un sommet européen à Bruxelles consacré à la crise. — Odd Andersen afp.com

La Grèce restera dans l'euro si la gauche radicale Syriza gagne les prochaines élections législatives de juin, a affirmé ce mardi à Berlin le leader de ce parti, Alexis Tsipras. «Notre élection ne signifie pas que nous allons sortir de l'euro. Au contraire nous allons garder l'euro», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec des responsables de la gauche radicale allemande. «Je ne crois pas que le rejet du programme d'austérité signifierait une sortie du pays de la zone euro», a-t-il ajouté.

Alexis Tsipras a appelé la France et l'Allemagne à abandonner «la politique d'austérité par solidarité avec le peuple grec». «Nous allons essayer de trouver des solutions communes au niveau européen. Nous sommes persuadés que nous allons y arriver», a-t-il dit, jugeant que «l'Europe a la responsabilité d'éviter une nouvelle tragédie» et évoquant la seconde guerre mondiale. «Nous espérons beaucoup des changements dans l'axe franco-allemand» après l'élection à la présidence française du socialiste François Hollande, a-t-il ajouté.

Son objectif, mettre «fin au mémorandum»

Avant le sommet européen de Bruxelles, prévu mercredi, le chef de file de la gauche radicale grecque avait mis en garde lundi à Paris les dirigeants européens, à commencer par la chancelière allemande Angela Merkel, contre toute ingérence pour négocier un nouveau plan d'austérité.

Le chef de Syriza, qui est crédité de 21 à 28% d'intentions de vote au scrutin du 17 juin, et à ce titre possible futur chef de gouvernement, a réaffirmé que son objectif était de mettre «fin au mémorandum», ce plan d'austérité pour la Grèce négocié par les précédents gouvernements avec la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne). La France comme l'Allemagne font toutefois jusqu'ici du respect de ce mémorandum une condition au maintien de la Grèce dans l'euro.