Attentat en Italie: «on peut dire qu'il s'est agi d'un acte terroriste» selon une ministre

avec AFP

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Retour à la case départ dans l'enquête sur l'attentat devant un lycée qui a tué une élève à Brindisi (sud de l'Italie): les policiers ont recommencé mardi à analyser une vidéo de l'auteur présumé du massacre, après avoir mis hors de cause un homme interrogé la veille.
Retour à la case départ dans l'enquête sur l'attentat devant un lycée qui a tué une élève à Brindisi (sud de l'Italie): les policiers ont recommencé mardi à analyser une vidéo de l'auteur présumé du massacre, après avoir mis hors de cause un homme interrogé la veille. — Carlo Hermann afp.com

La police recherche un homme filmé devant le lycée de Brindisi où s'est produit samedi un attentat meurtrier inexpliqué, a confirmé la ministre de l'Intérieur au parlement, soulignant qu'on le voit «distinctement» appuyer sur une télécommande au moment de l'explosion.

«L'analyse des images des caméras de surveillance positionnées sur un kiosque à journaux près du lycée permet de voir distinctement un homme, à l'heure de l'attentat, qui semble sur le point d'actionner une télécommande», a déclaré la ministre Annamaria Cancellieri, ce mardi, lors d'une audition parlementaire.

Selon la ministre, «l'hypothèse des enquêteurs est qu'il s'agisse de la personne qui a provoqué l'explosion car la séquence des images permet de percevoir un tremblement et tout de suite après un nuage de fumée». «Juste après, l'individu s'éclipse derrière le kiosque pour se diriger vers une rue adjacente, disparaissant ensuite des écrans des caméras», a poursuivi la ministre.

«Finalité terroriste»

Annamaria Cancellieri a confirmé que la bombe de confection artisanale avait été fabriquée avec des bonbonnes de gaz, «activées avc un système électronique et dissimulées dans un conteneur en plastique qui selon les témoignages aurait été placé à proximité du lycée dans les premières heures de la matinée du 19 mai».

La ministre a justifié l'ajout de la «finalité terroriste» aux motivations de l'enquête ouverte dans un premier temps seulement pour «massacre». «Même si nous ne connaissons ni l'auteur ni le motif, on peut dire qu'il s'est agi d'un acte terroriste dans le sens littéral du mot», pour semer la terreur. «Compte tenu de la gravité de l'attentat on peut le comparer à un évènement terroriste», a-t-elle dit.

En vertu de cela, depuis lundi, l'enquête n'est plus chapeautée par le parquet de Brindisi en charge de la délinquance commune mais par le parquet anti-mafia et anti-terroriste de la ville voisine de Lecce.

La ministre a souligné que l'enquête continue d'envisager «toutes les hypothèses, sans exclure aucune piste». Elle «se poursuit de façon intense avec le soutien des banques de données policières» pour localiser le responsable de l'attentat et «comprendre s'il avait des complices».