Québec: Un syndicat étudiant refuse de se soumettre à la loi spéciale

avec AFP

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L'un des trois syndicats étudiants du Québec à la tête du mouvement de protestation contre la hausse des droits de scolarité voulue par le gouvernement a annoncé lundi son refus de se soumettre à la loi spéciale votée juste avant le week-end, selon un communiqué de l'organisation.
L'un des trois syndicats étudiants du Québec à la tête du mouvement de protestation contre la hausse des droits de scolarité voulue par le gouvernement a annoncé lundi son refus de se soumettre à la loi spéciale votée juste avant le week-end, selon un communiqué de l'organisation. — Samuel Chambaud afp.com

L'un des trois syndicats étudiants du Québec à la tête du mouvement de protestation contre la hausse des droits de scolarité voulue par le gouvernement a annoncé lundi son refus de se soumettre à la loi spéciale votée juste avant le week-end, selon un communiqué de l'organisation.

Il s'agit de la CLASSE (Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante), le plus radical des trois. La loi spéciale votée vendredi à l'initiative de la ministre de l'Education du gouvernement libéral (centre droit) de Jean Charest, Michelle Courchesne, prévoit une suspension des cours jusqu'au mois d'août, une façon de casser le mouvement de grève qui dure depuis plus de trois mois.

Manifestation prévue mardi

La contestation a pris une autre tournure, plus violente et plus politique, depuis le vote de ce texte. Car, en plus d'imposer de fortes restrictions à la liberté de manifester, il interdit pratiquement les piquets de grève dont l'organisation est désormais passible de 1.000 à 125.000 dollars d'amende (75 à 95.000 euros environ). La CLASSE s'est jointe aux autres organisations étudiantes pour contester cette loi devant les tribunaux.

Cet appel à la désobéissance est intervenu à la veille d'une grande manifestation prévue mardi à 14h à Montréal (20h à Paris), pour marquer les 100 jours du mouvement et quelques heures avant la 28ème manifestation nocturne qui se déroule lundi soir et qui a une fois encore été déclarée «illégale» par les forces de l'ordre.

Environ 3.000 personnes défilaient dans les rues de Montréal, selon des estimations de témoins. Les ponts et certains carrefours clés de la ville ont été bouclés par des cordons de policiers anti-émeute. Vers 22h locales, seules quelques altercations isolées ont émaillé la marche.