Syrie: Près de 40 morts l'ONU parle de «moment critique» pour une solution pacifique

avec AFP

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Près de 40 personnes ont péri lundi dans les violences en Syrie, dont 22 soldats tués par des rebelles, le patron de l'ONU Ban Ki-moon parlant de "moment critique" pour une solution pacifique en Syrie et réitérant sa crainte d'une guerre civile généralisée.
Près de 40 personnes ont péri lundi dans les violences en Syrie, dont 22 soldats tués par des rebelles, le patron de l'ONU Ban Ki-moon parlant de "moment critique" pour une solution pacifique en Syrie et réitérant sa crainte d'une guerre civile généralisée. — Louai Beshara afp.com

Près de 40 personnes ont péri lundi dans les violences en Syrie, dont 22 soldats tués par des rebelles, le patron de l'ONU Ban Ki-moon parlant de «moment critique» pour une solution pacifique en Syrie et réitérant sa crainte d'une guerre civile généralisée.

Les combats se sont intensifiés près de Damas et dans les régions d'Alep et d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, faisant, selon une ONG syrienne, 22 morts parmi les militaires et 11 parmi les insurgés, malgré la présence d'observateurs de l'ONU chargés de surveiller un cessez-le-feu théorique proclamé le 12 avril.

Craintes d'un débordement au Liban

Des chars, des blindés et des transports de troupes ont en outre été détruits dans ces combats. Cinq civils ont été tués dans les bombardements et les raids de l'armée contre des bastions rebelles notamment à Hama (centre), a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

De plus, les craintes d'un débordement au Liban voisin de la crise en Syrie augmentent, après des affrontements à Beyrouth (deux morts) entre partisans et adversaires du régime de Bachar al-Assad qui réprime dans le sang une révolte populaire militarisée au fil des mois.

Le Liban, sous tutelle syrienne pendant 30 ans, reste divisé entre pro et anti-Assad. L'opposition libanaise a accusé Damas de vouloir semer le chaos au pays du Cèdre pour détourner l'attention du conflit en Syrie, où des milliers de personnes ont péri depuis l'éclatement de la révolte en mars 2011.

Plan de paix quotidiennement violé

Ban Ki Moon a dit, en marge du sommet de l'Otan à Chicago, «que nous étions à un moment critique dans la recherche d'une solution pacifique de la crise, qu'il restait extrêmement préoccupé des risques d'une guerre civile généralisée en Syrie et était inquiet de la flambée de violence au Liban», selon son porte-parole.

De son côté, Catherine Ashton, le chef de la diplomatie de l'Union européenne, s'est dite «profondément préoccupée» par les violences au Liban, et a déclaré suivre «de près les événements», indique un communiqué.

Les quelque 270 observateurs déployés par l'ONU en Syrie ont été jusqu'à présent incapables de faire respecter la trêve préconisée par le plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan et quotidiennement violée.