Merkel n'a pas incité le président grec à organiser un référendum sur l'euro, assure un témoin

Reuters

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La chancelière allemande Angela Merkel n'a jamais incité le président grec Carolos Papoulias à organiser un référendum sur le maintien de la Grèce dans la zone euro, elle lui a simplement demandé ce qu'il pensait d'une telle idée, a affirmé samedi un témoin de la conversation.

Vendredi, un porte-parole du gouvernement grec avait affirmé que Merkel avait évoqué cette idée de référendum lors d'une conversation téléphonique avec Papoulias. Berlin avait catégoriquement démenti que la chancelière souhaitait un tel vote. Paul Ronzheimer, journaliste du quotidien allemand Bild, écrit samedi qu'il se trouvait la veille dans la même pièce que Carolos Papoulias à Athènes au moment de la conversation.

«Merkel voulait savoir ce que Papoulias pensait de cette idée»

Il précise qu'il a entendu le président grec parler couramment en allemand à Merkel, sans dire s'il entendait les propos de la chancelière. Celle-ci, poursuit-il, «voulait lui parler d'un possible référendum sur l'euro -l'idée a été soulevée il y a quelques jours lors d'une réunion des ministres des Finances de l'Union européenne».

«Merkel voulait savoir ce que Papoulias pensait de cette idée, qu'il a rejetée», a ajouté Ronzheimer. Les propos prêtés à Merkel ont suscité la colère d'une partie de la population grecque, furieuse de ce qu'elle considère comme les «diktats» de Berlin.

Le quotidien de centre droit Eleftheros Typos écrit à la une: «LA BOMBE MERKEL: une intervention politique sans précédent qui rend le climat explosif». Pour sa part, le Premier ministre grec par intérim, Panagiotis Pikrammenos, a tenté samedi de calmer les esprits en jugeant que l'affaire était désormais close.