Grèce: La Gauche radicale favorite de probables nouvelles élections

Reuters

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Un sondage publié samedi confirme l'avance de la Coalition de la gauche radicale (Syrisa) dans les intentions de vote en cas de nouvelles élections législatives qui pourraient être convoquées dès ce week-end, ce qui risque de pousser la Grèce hors de la zone euro.

Le chef de file du Parti socialiste (Pasok), Evangelos Venizelos, devait remettre à 10h00 GMT son mandat au chef de l'Etat après avoir échoué, comme les dirigeants des deux partis arrivés devant le sien le 6 mai, à former un gouvernement de coalition.

Le président grec Karolos Papoulias devrait ensuite convoquer l'ensemble des partis en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale, mais cette initiative a peu de chances d'aboutir, ce qui devrait ouvrir la porte à nouveau scrutin dans le courant du mois de juin.

«Ce n'est pas Syriza qui a rejeté cette proposition (d'une coalition pro-austérité), c'est le peuple grec qui l'a fait en votant dimanche», a expliqué Alexis Tsipras, chef de file de la Gauche radicale, après avoir rencontré vendredi Evangelos Venizelos.

Deuxième du scrutin dimanche dernier, avec 16,78% des voix, Syrisa est confortée dans son intransigeance par les enquêtes d'opinion. Un premier sondage la hissait cette semaine à 27,7% des intentions de vote, un deuxième publié samedi confirme sa première place avec un score un peu moins élevé (25,5%).

Un tel résultat permettrait à la Gauche radicale d'empocher, en plus des sièges attribués à la proportionnelle, la "prime" de cinquante élus garantie au premier parti pour favoriser, en théorie, la formation d'un gouvernement stable.