Colombie: Les Farc n'ont aucun otage à des fins d'extorsion, selon un chef

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Un chef des Farc, la principale guérilla de Colombie, a assuré que son organisation ne détenait aucun otage à des fins d'extorsion, dans une lettre publiée vendredi.
Un chef des Farc, la principale guérilla de Colombie, a assuré que son organisation ne détenait aucun otage à des fins d'extorsion, dans une lettre publiée vendredi. — afp.com

Un chef des Farc, la principale guérilla de Colombie, a assuré que son organisation ne détenait aucun otage à des fins d'extorsion, dans une lettre publiée vendredi.

Avant que le groupe rebelle ne renonce fin février aux enlèvements à des fins d'extorsion, Luciano Marin, connu sous le nom de guerre d'«Ivan Marquez», assure que tous les responsables des unités régionales de la guérilla marxiste ont été consultés.

«La vérité, c'est qu'aucun d'eux ne détient de personnes en captivité dans ce but», écrit-il dans un message daté du 20 avril, adressé à la revue hebdomadaire colombienne Semana qui l'a publié sur son site internet.

Cette mise au point a été adressée à la revue à la suite d'un article dans lequel un journaliste demandait aux Farc de donner des informations aux proches des otages.

Même si elle a été rédigée avant, cette lettre a été diffusée après que la guérilla eut capturé le 28 avril le journaliste français Roméo Langlois. Ce dernier est considéré comme «un prisonnier de guerre» par les Farc au motif qu'il accompagnait des militaires lors d'un reportage dans le sud du pays.

Fondée en 1964, la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) compte encore 9.200 combattants, essentiellement repliés dans les zones de montagne et de forêt.

Elle s'est engagée le 26 février à abandonner à la pratique des enlèvements contre rançon qui assurait une partie de son financement, avant de libérer en avril les derniers policiers et militaires qu'elle détenait en otage.

Toutefois, selon les autorités colombiennes, la guérilla détiendrait encore plus d'une centaine de civils séquestrés. L'ONG Pais Libre (Pays Libre) a même avancé le chiffre de 400 otages, se basant notamment sur les témoignages de familles.