La Grèce reprend des tractations cruciales pour se trouver un exécutif

EUROPE Les négociations ont repris ce vendredi, après des progrès enregistrés jeudi...

Avec Reuters et AFP

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Les dirigeants socialiste et conservateur grecs, Evangélos Vénizélos et Antonis Samaras, ont repris vendredi matin des négociations cruciales, sous pression européenne, pour tenter de doter la Grèce d'un gouvernement, après un progrès enregistré jeudi en ce sens.
Les dirigeants socialiste et conservateur grecs, Evangélos Vénizélos et Antonis Samaras, ont repris vendredi matin des négociations cruciales, sous pression européenne, pour tenter de doter la Grèce d'un gouvernement, après un progrès enregistré jeudi en ce sens. — Louisa Gouliamaki afp.com

Les dirigeants socialiste et conservateur grecs, Evangélos Vénizélos et Antonis Samaras, ont repris vendredi matin des négociations cruciales, sous pression européenne, pour tenter de doter la Grèce d'un gouvernement, après un progrès enregistré jeudi en ce sens.

«Il y a toujours de l'espoir que cela fonctionne»

Evangélos Vénizélos a accueilli Antonis Samaras à 9h, pour lui proposer de rallier un gouvernement qui devrait à la fois maintenir le pays dans l'euro et, comme il l'a déclaré jeudi, assurer «le dépassement sous trois ans» du programme de redressement dicté au pays par l'UE et le FMI.

Antonis Samaras a estimé après la rencontre qu'il y avait encore de l'espoir de parvenir à former un gouvernement en Grèce. «Nous luttons pour former un gouvernement et il y a toujours de l'espoir que cela fonctionne» a déclaré le leader conservateur aux députés ND, à l'issue de l'entretien avec le chef de file du Pasok, le socialiste Evangelos Venizelos.

Ebauche d'entente, sous condition

Le leader socialiste, qui a reçu jeudi un mandat de trois jours pour tenter de mettre sur pied une coalition, après l'échec successif des conservateurs et de la gauche radicale du Syriza, s'était félicité la veille d'un «premier pas» vers la constitution d'un exécutif, après avoir rencontré Fotis Kouvelis, le chef du petit parti de gauche démocratique, Dimar.

Le Dimar, qui dispose de 19 sièges de députés, clé possible d'une majorité absolue au parlement pour un exécutif l'associant aux socialistes et conservateurs, s'était alors déclaré en faveur de la formation d'un «gouvernement oecuménique» dont la mission serait de «maintenir le pays dans la zone euro». Cette déclaration a été interprétée comme une avancée, alors que le Dimar avait jusque-là manifesté sa préférence pour une équipe de gauche, menée par le Syriza, qui a été propulsée deuxième force politique du pays aux élections à l'issue d'une campagne centrée sur le rejet des recettes de redressement UE-FMI.

Vénizélos et Kouvelis ont toutefois souligné que leur ébauche d'entente s'axait sur une remise en cause de la feuille de route des accords selon lesquels Athènes s'est engagé à un ajustement budgétaire en échange de son maintien sous perfusion financière pour éviter la faillite.