Chine: Chen Guangcheng dénonce des représailles contre ses proches

Reuters
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Le dissident chinois Chen Guangcheng a accusé jeudi des responsables de la province où il était assigné à résidence jusqu'à sa fuite, le mois dernier, de se livrer à des représailles auprès de ses proches.

Une belle-soeur et un neveu du dissident auraient été interpellés. Selon un avocat, la belle-soeur en question a été libérée. D'autres proches seraient l'objet de harcèlement des autorités locales.

L'évasion de Chen Guangcheng, dissident aveugle qui s'est réfugié pendant plusieurs jours à l'ambassade américaine à Pékin, a empoisonné les relations entre la Chine et les Etats-Unis et constitue une source d'embarras pour le pouvoir chinois.

«Ils ont commencé à se venger»

Aujourd'hui hospitalisé à Pékin, où il se remet des séquelles de ses 19 mois en résidence surveillée et d'une chute lors de sa fuite, Chen Guangcheng avait déjà évoqué ses craintes de représailles contre sa famille dans la province du Shandong, dans l'est, où il était assigné à résidence.

Jeudi, il s'est fait plus précis, affirmant que des responsables régionaux, rendus furieux par son évasion et son écho international, devenaient «comme fous».

«En fait, ils ont déjà commencé à se venger», a-t-il ajouté lors d'une interview accordée par téléphone à Reuters.

Ces représailles, a-t-il poursuivi, pèsent lourdement sur son état d'esprit alors qu'il est censé, selon les termes d'un accord conclu entre Pékin et Washington, être autorisé à se rendre aux Etats-Unis pour y poursuivre des études.