Le Parlement israélien approuve le gouvernement d'union nationale

© 2012 AFP

— 

La décision de Benjamin Netanyahu de faire entrer le parti d'opposition Kadima au gouvernement israélien est d'abord motivée par des considérations de politique intérieure, mais pourrait renforcer sa marge de manoeuvre dans l'hypothèse d'une frappe sur l'Iran.
La décision de Benjamin Netanyahu de faire entrer le parti d'opposition Kadima au gouvernement israélien est d'abord motivée par des considérations de politique intérieure, mais pourrait renforcer sa marge de manoeuvre dans l'hypothèse d'une frappe sur l'Iran. — Gali Tibbon afp.com

Le Parlement israélien a approuvé ce mercredi par 71 voix contre 23 l'accord de gouvernement d'union nationale signé entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le chef de l'opposition Shaul Mofaz. Cet accord place Benjamin Netanyahou à la tête de l'une des plus larges coalitions gouvernementales de l'histoire d'Israël (94 sièges sur 120). Il s'agit du septième gouvernement d'union depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Aux termes de cet accord, Shaul Mofaz devient vice-Premier ministre et ministre sans portefeuille et siègera au forum des principaux ministres ainsi qu'au cabinet de sécurité restreint, comptant désormais 15 membres. Shaul Mofaz, un ancien chef d'état-major et ex-ministre de la Défense, a aussitôt prêté serment. Six semaines après avoir ravi la direction du parti centriste Kadima, il a rallié dans la nuit de lundi à mardi, à la surprise générale, la coalition de Benjamin Netanyahou qui, du coup, a renoncé aux élections législatives anticipées qu'il devait convoquer pour septembre.

Un nouveau texte plus égalitaire sur le service militaire

En vertu de leur accord, Benjamin Netanyahou et Shaul Mofaz sont notamment convenus qu'un nouveau texte plus égalitaire remplacerait d'ici l'été la loi Tal qui permet aux juifs religieux orthodoxes d'être exemptés du service militaire. Des membres du Kadima vont disposer de postes importants, notamment à la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense et à celle des Affaires économiques.

L'accord prévoit aussi une relance du processus de paix avec les Palestiniens et assure le vote du budget de l'Etat pour le prochain exercice fiscal. La législature s'achève normalement en octobre 2013, et M. Mofaz s'est engagé à demeurer au sein de la coalition jusqu'à cette échéance.