Grande-Bretagne: Une centaine de banquiers récupèrent leur bonus en justice

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La justice britannique a donné raison mercredi à une centaine d'employés londoniens d'une banque allemande exigeant le paiement de 42 millions de livres (52 millions d'euros) de bonus qui leur avaient été promis mais jamais payés.
La justice britannique a donné raison mercredi à une centaine d'employés londoniens d'une banque allemande exigeant le paiement de 42 millions de livres (52 millions d'euros) de bonus qui leur avaient été promis mais jamais payés. — Daniel Roland afp.com

La justice britannique a donné raison ce mercredi à une centaine d'employés londoniens d'une banque allemande exigeant le paiement de 42 millions de livres (52 millions d'euros) de bonus qui leur avaient été promis mais jamais payés. Les plaignants étaient des anciens employés de Dresdner Kleinwort, aujourd'hui intégrée dans la banque allemande Commerzbank, qui réclamaient chacun entre 15.000 et 2 millions d'euros.

Selon eux, leur employeur leur avait promis ces bonus en 2008 afin de les fidéliser et limiter les départs à un moment où la banque traversait des turbulences avec la crise financière. Ils assuraient n'avoir reçu que 10% des sommes qu'ils escomptaient et, dans certains cas, rien du tout. «Nous sommes ici parce que les promesses n'ont pas été tenues», avait résumé leur avocat, Andrew Hochhauser.

Commerzbank «déçue» par la décision

Après un examen du dossier de près de cinq mois, la Haute Cour est «parvenue à la conclusion que les plaignants sont en droit d'obtenir les bonus qui leur avaient été provisoirement accordés». La banque faisait valoir pour sa part qu'elle ne s'était engagée à rien et avait le droit de revoir le montant des récompenses versées à ses salariées en raison de la détérioration de ses résultats. Un porte-parole de Commerzbank s'est dit «déçu» par la décision de la Cour, en ajoutant que la banque envisageait de faire appel.

L'attribution des bonus dans le secteur financier constitue un sujet particulièrement sensible en Grande-Bretagne, où ils sont devenus d'autant plus impopulaires que la majorité du pays doit se serrer la ceinture avec le plan d'austérité du gouvernement. Le rejet par l'opinion se double depuis peu d'une fronde des actionnaires de certains groupes réclamant une baisse des rémunérations et autres bonus au profit des dividendes qui leur sont versés.