Le vice-président irakien visé par une «notice rouge» d'Interpol

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Interpol a diffusé ce mardi une «notice rouge» à la demande de Bagdad à l'encontre du vice-président irakien Tarek al Hachémi, accusé «d'avoir financé et planifié des attaques terroristes». En décembre, Tarek al Hachémi, un sunnite, s'était enfui de Bagdad après avoir été accusé par le gouvernement du Premier ministre Nouri al Maliki, qui appartient à la majorité chiite, d'avoir dirigé des groupes armés sunnites.

«Je ne cèderai pas à la pression ni au chantage»

Tarek al Hachémi, qui se trouve actuellement à Istanbul, dément ces accusations et refuse d'être jugé par un tribunal de Bagdad, selon lui aux ordres de Nouri al Maliki, son principal accusateur. «Mon avocat fera appel auprès d'Interpol dans les prochains jours», écrit-il dans un communiqué. «Je ne cèderai pas à la pression ni au chantage.»

La «notice rouge» ne constitue pas un mandat d'arrêt international mais invite les forces de police des 190 pays membres d'Interpol à contribuer à localiser la personne visée et à la remettre aux mains de la justice. «L'alerte rouge lancée par Interpol va empêcher grandement Tarek al Hachémi de se déplacer et de passer les frontières», a déclaré le secrétaire général d'Interpol Ronald K. Noble. L'affaire Hachémi, qui a éclaté peu après le départ des derniers militaires américains, menace l'équilibre ethnique et religieux du gouvernement irakien, où chiites, sunnites et Kurdes cohabitent.