Ban Ki-moon dénonce des violences «intolérables» en Syrie

Reuters

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Les violences en Syrie, qui ont fait plus de 9.000 morts en 14 mois et qui se poursuivent malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, sont «intolérables et inacceptables», a déclaré ce lundi le secrétaire général des Nations unies. La priorité pour l'ONU est de déployer dans les plus brefs délais une mission d'observation sur le terrain, a fait savoir Ban Ki-Moon qui s'exprimait devant le Centre d'études stratégiques internationales, un cercle de réflexion de Washington.

La situation en Syrie constitue le motif de préoccupation «le plus sérieux et le plus grave» pour la communauté internationale, a ajouté le diplomate sud-coréen, qui a appelé les deux parties à mettre un terme aux violences. Une fois que les violences auront cessé, un dialogue politique devra s'ouvrir en vue d'une règlement politique de la situation reflétant les véritables aspirations du peuple syrien, «c'est notre priorité», a dit Ban. Soixante observateurs sont actuellement déployés en Syrie et leur nombre devrait être porté à 230 à la mi-mai pour atteindre 300 d'ici la fin du mois, a rappelé Ban Ki-moon.

L'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, et le secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, doivent s'exprimer devant le Conseil de sécurité de l'ONU mardi à 10h (16h à Paris) pour faire le point sur la situation en Syrie. Le plan en six points de Kofi Annan, accepté début avril, comprend un cessez-le-feu, le déploiement d'observateurs et la liberté de mouvement pour les journalistes et les organisations humanitaires.