Italie: Percée de la gauche et des candidats anti-système aux municipales partielles

Reuters

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Les candidats de gauche et anti-système ont réalisé de bons scores aux élections municipales partielles en Italie et le Parti de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi est en forte baisse, selon des sondages réalisés ce lundi à la sortie des urnes. Plus de neuf millions d'électeurs, soit 20% du corps électoral, étaient appelés aux urnes pour élire plus de 800 conseils municipaux, parmi lesquels ceux de Palerme, de Gênes, de Parme et de Vérone, à quelques mois des législatives de 2013.

D'après le ministère de l'Intérieur, la participation au scrutin, dimanche et lundi, a été de 67%, en baisse de dix points par rapport au même précédent vote. Le Mouvement 5 étoiles mené par Beppe Grillo, un comédien qui milite pour la sortie de l'Italie de l'euro, a réalisé des scores élevés, comme à Parme (19%) ou à Gênes (14%). A Vérone, le maire Flavio Tosi, très populaire dans cette ville riche et conservatrice du Nord, ne semble pas être victime des scandales de corruption qui ont ébranlé son parti, la Ligue du Nord. Il devrait être réélu dès le premier tour avec 55% des voix.

Un scrutin sans conséquence pour Mario Monti

A Gênes, le candidat de gauche Marco Doria, soutenu par le Parti démocrate (PD) et le Parti de la refondation communiste, est en tête avec 46,5% des votes, selon l'institut Piepoli. Le représentant du PDL, Pierluigi Vinai, n'obtiendrait que 11%. A Parme, en Emilie-Romagne, le candidat de centre gauche fait également la course en tête avec plus de 34% des voix. Enfin dans la dernière ville importante en jeu lors de cette élection partielle, Palerme, l'ancien maire Leoluca Orlando, candidat de l'Italie des valeurs et appuyé par les communistes, est en ballottage favorable (46,8%) selon l'institut Piepoli.

Le scrutin est sans conséquence directe pour le président du Conseil, Mario Monti, qui s'est engagé à poursuivre sur la voie des réformes structurelles jugées nécessaires pour relancer une économie stagnante et combler une dette pharaonique. Il s'agit également du premier scrutin de l'après-Silvio Berlusconi, qui a quitté le pouvoir en novembre dernier.