Près de 10 millions d'Italiens votent aux élections municipales partielles

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Des millions d'Italiens ont commencé dimanche à voter pour renouveler leurs maires et leurs conseillers communaux, dans une élection partielle et locale qui donnera des signaux sur l'humeur du pays près de six mois après le début de l'ère Monti.
Des millions d'Italiens ont commencé dimanche à voter pour renouveler leurs maires et leurs conseillers communaux, dans une élection partielle et locale qui donnera des signaux sur l'humeur du pays près de six mois après le début de l'ère Monti. — Andreas Solaro afp.com

Des millions d'Italiens ont commencé dimanche à voter pour renouveler leurs maires et leurs conseillers communaux, dans une élection partielle et locale qui donnera des signaux sur l'humeur du pays près de six mois après le début de l'ère Monti.

Beaucoup d'enjeux de politique locale, la question des impôts locaux et des finances municipales en difficulté dans de nombreuses communes, sont au coeur des préoccupations à l'heure d'une cure d'austérité sans précédent.

Le niveau de l'abstention et le vote de mouvements protestataires qui fleurissent dans le pays seront aussi des baromètres, alors que des petits patrons et des salariés étranglés par la pression fiscale se sont donnés la mort.

A droite et à gauche, plusieurs journaux présentaient dimanche la situation sociale sous un jour tragique: «les taxes tuent encore», accusait Il Giornale, journal qui a défendu pendant des années la politique de Silvio Berlusconi, tandis qu'à gauche Il Fatto Quotidiano titrait: «un vote avec le pistolet sur le tempe".

Parmi les mouvements surfant sur le rejet de la politique, la formation «Cinq étoiles» du comique Beppe Grillo est en vue. «Une anti-politique, négative et anti-éducative» pour les jeunes, a tranché le président de la conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco.

Ces élections surviennent près de six mois après l'arrivée du technicien Mario Monti au pouvoir, qui a mis fin au règne de Silvio Berlusconi, marqué par la corruption.

Elles constituent un test, surtout dans le nord pour le mouvement populiste de la Ligue, passée dans l'opposition et très implantée dans certaines villes. Certains de ses dirigeants qui avaient fait de la lutte contre "Rome la voleuse" leur slogan sont accusés d'avoir détourné des financements publics destinés au parti.