Elections législatives en Grèce: Ouverture des bureaux de vote

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Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin en Grèce à 07HOO locales (04H00 GMT) pour des élections législatives et doivent fermer à 19H00 locales (16H00 GMT), a-t-on appris auprès du ministère grec de l'Intérieur.
Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin en Grèce à 07HOO locales (04H00 GMT) pour des élections législatives et doivent fermer à 19H00 locales (16H00 GMT), a-t-on appris auprès du ministère grec de l'Intérieur. — Louisa Gouliamaki afp.com

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin en Grèce à 7h00 locales pour des élections législatives et doivent fermer à 19h00 locales, a-t-on appris auprès du ministère grec de l'Intérieur.

Ce scrutin crucial est marqué par le discrédit des deux principaux partis -- les conservateurs de la Nouvelle-Démocratie (ND) et les socialistes du Pasok--, ce qui pourrait conduire à une instabilité politique.

Après deux ans de crise et deux prêts internationaux accordés au pays pour lui éviter la faillite, le résultat de ces élections inquiète l'Union européenne, qui craint la paralysie en Grèce et une remise en cause des efforts pour assurer son maintien dans l'euro.

Environ 9,8 millions d'électeurs sont appelés à voter. Juste après la fermeture des bureaux de vote, un sondage sortie des urnes sera diffusé, dans l'attente des premiers résultats représentatifs après 20h00 GMT.

Le Premier ministre Lucas Papademos, à la tête d'un gouvernement de coalition socialo-conservateur depuis novembre, doit voter à 10h00 locales à Kypseli, quartier proche du centre d'Athènes, selon ses services.

Le résultat du scrutin est très incertain, selon les analystes, en raison du nombre des indécis à 25% et de l'éclatement du paysage politique.

La ND devrait ravir la première place aux socialistes du Pasok, vainqueurs aux précédentes législatives en 2009. Toutefois, elle n'est créditée que d'environ 25% des voix (33,4% en 2009), selon les sondages, ce qui ne lui permettrait pas d'avoir la majorité.

Le Pasok devrait perdre plus de la moitié de ses 44% d'électeurs de 2009, sanctionné par la rigueur imposée à la suite de l'adoption d'un plan de redressement de l'économie, dicté par les créanciers, UE et FMI.

Alors que le chef du Pasok, Evangélos Vénizélos, a déclaré être partant pour un gouvernement de coalition, son adversaire de la ND, Antonis Samaras, a menacé de provoquer de nouvelles élections s'il ne pouvait gouverner seul.

Face au désaveu des deux piliers du bipartisme qui a dominé la vie politique depuis 38 ans, l'électorat risque de se tourner vers les petits partis anti-rigueur.