Le Hamas met en garde Israël contre le décès de détenus en grève de la faim

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Le mouvement islamiste Hamas a mis en garde vendredi Israël contre les conséquences de l'éventuel décès de détenus palestiniens en grève de la faim, dont l'état de santé se détériore selon leurs avocats.
Le mouvement islamiste Hamas a mis en garde vendredi Israël contre les conséquences de l'éventuel décès de détenus palestiniens en grève de la faim, dont l'état de santé se détériore selon leurs avocats. — Gali Tibbon afp.com

Un dirigeant du mouvement islamiste Hamas à Gaza, Khalil al-Haya, a mis en garde ce vendredi Israël contre les conséquences du décès d'un des détenus palestiniens en grève de la faim. «Il faut se rendre compte que la grève de la faim n'est pas une partie de plaisir et nous pourrions être surpris par la mort de certains d'entre eux», a-t-il dit lors du prêche du vendredi prononcé à la tente de solidarité avec les prisonniers, dressée au centre-ville de Gaza.

«Si cela se produit, attendez vous à tout de notre part, l'attendu comme l'inattendu»,a prévenu le responsable du Hamas, sans autre précision. «Nous disposons des moyens de la mobilisation populaire et du combat», a-t-il encore dit.

Un tiers des 4.700 détenus palestiniens d'Israël en grève de la faim

Le mouvement radical Jihad islamique a de son côté menacé cette semaine de ne plus observer la trêve de la violence avec Israël en cas de décès d'un des grévistes de la faim. Des manifestations de solidarité avec les prisonniers se sont tenues vendredi à travers les Territoires palestiniens, rassemblant notamment quelque 2.000 personnes à Ramallah, en Cisjordanie. Deux détenus accusés d'appartenance au Jihad islamique, Thaër Halahla, 34 ans, et Bilal Diab, 27 ans, observaient vendredi leur 66ème jour de grève de la faim.

Au moins un tiers des quelque 4.700 détenus palestiniens d'Israël sont actuellement en grève de la faim, selon l'administration pénitentiaire israélienne et des sources officielles palestiniennes. Ce mouvement collectif a été lancé par quelque 1.200 détenus le 17 avril, date de la Journée des prisonniers palestiniens.

Les prisonniers réclament l'abolition de l'isolement carcéral et de la détention administrative, une disposition controversée héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l'incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.