Yémen: Un second général proche de Saleh accepte son limogeage

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Le général Tarek Mohamed Abdallah Saleh, chef de la garde présidentielle et neveu de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, a cédé jeudi son commandement après avoir refusé depuis le 7 avril son limogeage, a annoncé l'émissaire des Nations unies Jamal Benomar.
Le général Tarek Mohamed Abdallah Saleh, chef de la garde présidentielle et neveu de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, a cédé jeudi son commandement après avoir refusé depuis le 7 avril son limogeage, a annoncé l'émissaire des Nations unies Jamal Benomar. — afp.com

Le général Tarek Mohamed Abdallah Saleh, chef de la garde présidentielle et neveu de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, a cédé ce jeudi son commandement après avoir refusé depuis le 7 avril son limogeage, a annoncé l'émissaire des Nations unies Jamal Benomar.

«Je viens d'assister au changement de commandement entre le général Tarek et le nouveau chef de la 3ème Brigade (la garde présidentielle), le général Abdel Rahmane al-Halili», a déclaré Jamal Benomar à la presse. Le général Tarek Mohamed Abdallah Saleh est le deuxième officier de haut rang à céder son commandement après le général Mohamed Saleh al-Ahmar, un demi-frère de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, qui commandait la force aérienne et qui avait accepté son limogeage le 24 avril.

«Je suis convaincu que le président Hadi conduira le Yémen vers la stabilité»

Les troupes de l'ancien commandant de la force aérienne avaient encerclé l'aéroport international provoquant sa fermeture temporaire. Les deux généraux ont été limogés par le président Abd Rabbo Mansour Hadi, le 7 avril, mais ont refusé de quitter leurs commandements. Jamal Benomar s'est félicité de l'application de la décision présidentielle.

«Je suis convaincu que le président Hadi conduira le Yémen vers la stabilité», a-t-il ajouté, estimant que «le temps est venu pour les Yéménites de mettre fin aux divisions au sein de l'armée, de rétablir la sécurité et d'engager un dialogue national» pour sortir le pays de la crise.  Abd Rabbo Mansour Hadi, qui a succédé en février à  Ali Abdallah Saleh, en vertu d'un accord politique élaboré par les monarchies arabes du Golfe, peine à imposer son autorité notamment sur les services de sécurité.

L'ancien président, qui est parti sous la pression de la rue, demeure le chef du Congrès populaire général (CPG, ancien parti au pouvoir) et ses détracteurs l'accusent de chercher à entraver la transition politique. Son fils aîné Ahmed commande toujours la Garde républicaine, une unité d'élite.