Irak: Le procès du vice-président ajourné dès son ouverture

Reuters

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Le procès du vice-président irakien Tarek al Hachémi, accusé d'avoir commandité une série d'exécutions, a été ajourné au 10 mai dès son ouverture jeudi, la défense ayant exigé qu'il ait lieu devant une juridiction spéciale.

Ce représentant de la minorité sunnite, qui s'est enfui en décembre au Kurdistan irakien après l'émission d'un mandat d'arrêt à son encontre, se trouve désormais à Istanbul. Il se dit innocent et refuse d'être jugé par un tribunal bagdadi, selon lui aux ordres du Premier ministre Nouri al Maliki, son principal accusateur, membre de la majorité chiite.

Son beau-fils Ahmed Ahmed Kahtan et 73 de ses gardes du corps sont jugés pour les mêmes faits. Aucun n'était présent à l'ouverture du procès. L'affaire, qui a éclaté peu après le départ des derniers militaires américains, menace l'équilibre ethnique et religieux du gouvernement, où chiites, sunnites et Kurdes cohabitent.