Irak: Le vice-président al-Hachémi jugé par contumace pour une série de meurtres

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Un soldat a été tué et deux policiers blessés à Bagdad jeudi matin, quelques heures avant l'ouverture du procès du vice-président irakien Tarek al-Hachémi, qui a fui le pays, pour une série de meurtres et pour avoir dirigé par un escadron de la mort.
Un soldat a été tué et deux policiers blessés à Bagdad jeudi matin, quelques heures avant l'ouverture du procès du vice-président irakien Tarek al-Hachémi, qui a fui le pays, pour une série de meurtres et pour avoir dirigé par un escadron de la mort. — Safin Hamed afp.com

Le vice-président irakien Tarek al-Hachémi, qui a fui le pays, doit être jugé par contumace à partir de ce jeudi à Bagdad aux côtés de plusieurs de ses gardes du corps pour avoir dirigé un escadron de la mort, des accusations qu'il récuse et juge politiquement motivées. Principal dirigeant sunnite du pays, Tarek  al-Hachémi et certains membres de sa garde rapprochée sont notamment poursuivis pour le meurtre de six juges et de plusieurs responsables, dont le directeur général du ministère de la sécurité nationale et un avocat.

Quelque 73 anciens gardes du corps de M. Hachémi sont poursuivis dans ce procès et 150 charges au total ont pour l'heure été retenues contre les accusés, avait affirmé lundi le Conseil supérieur de la justice sans toutefois préciser quels faits précis étaient reprochés à Tarek  al-Hachémi. Après le lancement d'un mandat d'arrêt contre lui en décembre, le vice-président irakien avait rejeté ces accusations et pris la fuite, dénonçant une chasse à l'homme politique menée par le Premier ministre, le chiite Nouri al-Maliki.

Tarek  al-Hachémi avait trouvé refuge le 19 décembre auprès des autorités de la région autonome du Kurdistan irakien qui avaient refusé de le livrer à la justice de Bagdad. Il a officiellement quitté le territoire irakien pour la première fois le 1er avril pour aller au Qatar, puis en Arabie saoudite et en Turquie. Lancées après le retrait américain du pays, les accusations contre Tarek  al-Hachémi avaient ouvert une crise politique au sommet de l'Etat. Sa coalition avait décidé de boycotter le gouvernement et le Parlement pour dénoncer la concentration du pouvoir aux mains du Premier ministre.