Gingrich suspend sa campagne, veut aider Romney contre «Obama le gauchiste»

USA 2012 Les démocrates utilisent déjà les attaques fratricides des primaires pour mobiliser leurs troupes...

P.B.

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Le candidat à l'investitude républicaine Newt Gingrich.
Le candidat à l'investitude républicaine Newt Gingrich. — BEHAR ANTHONY/SIPA

Il n'y avait plus vraiment de suspense: mercredi, le candidat Newt Gingrich a jeté l'éponge dans la course à l'investiture républicaine, confortant un peu plus la nomination quasi-certaine de Mitt Romney.

>> L'avis d'un stratège républicain sur les chances de Romney à lire ici

 

«Ce fut de sacrées montagnes russes», a reconnu Gingrich, précisant qu'il n'aurait jamais pu imaginer «les hauts et les bas». Les hauts, comme lorsqu'il a fait un temps figure de favori dans les sondages nationaux à l'automne. Les bas, comme ces deux maigres victoires dans les primaires, contre plus de 10 à Romney ou Santorum.

 

«Pas un choix entre Reagan et Romney»

Gingrich a juré qu'il ferait tout pour aider Romney «à battre Obama». «Ce n'est pas une élection entre Reagan et Romney mais entre Romney et Obama», a-t-il lancé, expliquant qu'Obama était «un gauchiste».

 

Il tente ici d’aplanir les différences avec Mitt Romney, qu'il avait qualifié de «faux conservateur», de «menteur» et de «pilleurs de d'entreprises» (à la tête du fonds d'investissement Bain Capital, ndr) pendant les primaires. L'équipe d'Obama a évidemment aussitôt sorti un «best-of» des attaques de Gingrich contre Romney, mercredi.

 

 

Pour 20 Minutes, le stratège républicain Patrick Dorinson minimisait récemment l'impact de ces attaques passées. Selon lui, les primaires Obama/Clinton «n'avaient pas été tendres» et cela n'avait pas empêché Obama de s'imposer. Il concluait: «En novembre, tout le monde aura oublié les primaires. C'est dans six mois, soit une éternité en politique.»