Mali: Quelques tirs sporadiques entendus à Bamako

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Des tirs sporadiques ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi à Bamako après deux jours de combats meurtriers entre parachutistes fidèles au président malien renversé Amadou Toumani Touré (ATT) et les militaires de l'ex-junte qui contrôlent toujours la ville, a constaté l'AFP.
Des tirs sporadiques ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi à Bamako après deux jours de combats meurtriers entre parachutistes fidèles au président malien renversé Amadou Toumani Touré (ATT) et les militaires de l'ex-junte qui contrôlent toujours la ville, a constaté l'AFP. — Habibou Kouyate afp.com

Des tirs sporadiques ont été entendus dans la nuit de mardi à ce mercredi à Bamako, après deux jours de combats meurtriers entre parachutistes fidèles au président malien renversé Amadou Toumani Touré et les militaires de l'ex-junte qui contrôlent toujours la ville, a constaté l'AFP. Le calme était revenu ce mercredi matin dans la capitale malienne, et les points de contrôle installés sur la route menant au camp de Kati, la base des ex-putshistes à 15 km de Bamako attaquée lundi par les «bérets rouges», par l'ex-junte, fisèles à Amadou Toumani Touré, ont été levés.

Lundi en fin de journée et jusqu'au milieu de la nuit, les «bérets rouges» ont mené des attaques contre le camp des ex-putschistes à Kati, l'aéroport et la radio-télévision nationale (ORTM), occupée par les partisans du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de l'ex-junte qui avait pris le pouvoir avant de le rendre aux civils. Ces combats ont fait au moins 14 morts et 40 blessés, un bilan encore provisoire.

Le capitaine Sanogo a assuré mardi à l'ORTM que la situation était «sous contrôle», précisant que les troubles ne remettaient pas en cause l'accord-cadre sur le retour du pouvoir aux civils. Il a désigné les auteurs des attaques comme étant des «mercenaires» associés aux éléments du 33e Régiment de commandos-parachutistes. Mardi soir, la télévision a montré quelques images de auteurs présumés des attaques dont l'un s'est présenté comme étant un «Burkinabè» en montrant une pièce d'identité présumée du Burkina-Faso.