L'ex-président du Liberia Charles Taylor jugé «pénalement responsable» de crimes contre l'humanité

JUSTICE L'ancien président du Liberia est jugé pour crimes contre l'humanité par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL)...

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L'ancien président du Liberia Charles Taylor, accusé de crimes contre l'humanité en Sierra Leone, doit être fixé sur son sort jeudi, la justice internationale rendant son premier jugement contre un ancien chef d'Etat.
L'ancien président du Liberia Charles Taylor, accusé de crimes contre l'humanité en Sierra Leone, doit être fixé sur son sort jeudi, la justice internationale rendant son premier jugement contre un ancien chef d'Etat. — Jerry Lampen afp.com

Charles Taylor a été reconnu «pénalement responsable», ce jeudi, de crimes contre l'humanité durant la guerre en Sierra Leone (1991-2001), devenant ainsi le premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale. L'ancien président du Liberia était accusé de crimes contre l'humanité en Sierra Leone,et répondait de onze chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, dont meurtre, violences sexuelles et pillage, commis entre novembre 1996 et janvier 2002.

La peine connue dans 4 à 8 semaines

Le juge samoan Richard Lussick a lu un résumé du jugement lors d'une audience publique à 11h devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye. Charles Taylor est reconnu coupable de crimes commis lors de la guerre civile en Sierra Leone qui avait fait 120.000 morts entre 1991 et 2001, une audience destinée à déterminer la peine se tiendra dans les quatre à huit semaines.

Président du Liberia de 1997 à 2003, Charles Taylor, 64 ans, était accusé d'avoir créé et mis en oeuvre un plan visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone, grâce à une campagne de terreur, dans le but d'exploiter ses diamants. Les troupes de Taylor ont combattu aux côtés des rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF), que l'ancien président dirigeait en sous-main en leur fournissant armes et munitions en échange de diamants, assure l'accusation.