Pour Israël les négociations avec l'Iran n'excluent pas des frappes

Reuters

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Le ministre israélien de la Défense a prévenu ce mardi que l'hypothèse d'une opération militaire contre l'Iran restait d'actualité malgré la reprise des négociations entre les grandes puissances et Téhéran sur son programme nucléaire, dont il dit douter du succès.

Interrogé par la radio de l'Armée israélienne sur la possibilité de voir l'Iran renoncer à la production d'uranium enrichi, Ehud Barak a répondu: «Il ne me semble pas que ce soit sur le point d'arriver - pas maintenant, après la réunion d'Istanbul (samedi) et pas après» la prochaine session de négociations à Bagdad le 23 mai.

Pas de concessions majeures pendant les négociations

Le ministre israélien de la Défense, qui doit s'entretenir jeudi à Washington avec son homologue américain, Leon Panetta, a voulu mettre fin aux spéculations de la presse israélienne selon lesquelles Benjamin Netanyahu se serait engagé auprès de Barack Obama à ce qu'Israël ne frappe pas l'Iran pendant la tenue des négociations. «Nous ne nous sommes engagés à rien. Il n'y a pas, il n'y a jamais eu, il ne devrait pas et il ne pourra jamais y avoir (une telle promesse)», a assuré Ehud Barak.

Les autorités israéliennes ont estimé à plusieurs reprises que les Iraniens ne feraient pas de concessions majeures pendant les négociations si celles-ci ne s'accompagnent pas d'une menace militaire «crédible».

Ehud Barak a répété mardi sa crainte de voir les discussions entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne) s'étirer en longueur et faire perdre un «temps précieux» au moment où l'Iran chercherait à réduire l'efficacité de frappes aériennes en enfouissant toujours plus profond ses installations nucléaires.