Birmanie: Londres préfère suspendre, mais pas lever les sanctions

Reuters

— 

Le Premier ministre britannique David Cameron a dit ce vendredi préférer la suspension à la levée les sanctions frappant la Birmanie afin de s'assurer que le régime continue sur la voie de la libéralisation du pays. «Je pense qu'il est juste de suspendre plutôt que de lever les sanctions», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec l'opposante Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la paix 1991, Aung San Suu Kyi à Rangoun.

L'Union européenne doit examiner le 23 avril prochain les sanctions prises contre la Birmanie à la lumière des réformes politiques et économiques entreprises par le nouveau gouvernement civil qui a succédé à la junte depuis un an. Dans l'entourage du chef du gouvernement britannique, on soulignait jeudi qu'il indiquerait clairement au président Thein Sein et à Aung San Suu Kyi que Londres «se tient prêt à soutenir la Birmanie si elle poursuit dans la voie des réformes».

La visite de Cameron en Birmanie, ancienne colonie britannique qui a accédé à l'indépendance en 1948, est la première d'un chef du gouvernement britannique depuis 1955. Plusieurs décisions du gouvernement birman -libération de prisonniers politiques, allègement de la censure, autorisation des syndicats- ont déjà conduit la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à effectuer en novembre dernier une visite historique dans le pays. Aung San Suu Kyi a été élue députée le 1er avril lors d'élections partielles remportées haut la main par son parti, la Ligue nationale pour la démocratie.