Les armes semblent s'être tues

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Douze heures après son entrée en vigueur, le cessez-le-feu semblait tenir jeudi en Syrie. Mais Kofi Annan a demandé l'aide du Conseil de sécurité pour obtenir de Damas le retrait des soldats déployés dans les zones urbaines. Cette disposition du plan de paix négocié par l'ancien secrétaire général de l'ONU n'a pas été respectée par l'armée syrienne. L'opposition comme les puissances occidentales y voient matière à douter de la sincérité du président syrien Bachar al-Assad, qui les a habitués à promettre sans observer ses engagements. La France a tout de même tenu à souligner que ce cessez-le-feu était « un pas positif qui doit être suivi de très près ».
L'opposition craint que le régime ne renoue avec la répression dès les manifestations prévues ce vendredi, journée des grandes prières hebdomadaires, et souligne que l'armée ne s'est pas retirée des zones urbaines, comme le prévoyait le plan de Kofi Annan. Pour le président du Conseil national syrien (CNS), interrogé par Reuters, ce vendredi sera le test majeur de la sincérité du pouvoir.