Zimmerman plaidera non coupable

à los angeles, Philippe berry

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Une manifestation en hommage à Trayvon Martin, le mardi 10 avril, à New York.
Une manifestation en hommage à Trayvon Martin, le mardi 10 avril, à New York. — AP / SIPAA. LATIF / REUTERS

La décision était attendue. George Zimmerman (photo en médaillon) a été inculpé, mercredi, pour « le meurtre au second degré » de Trayvon Martin, un adolescent afro-américain de 17 ans qui n'était pas armé.

Le chef d'accusation

le plus grave a été retenu
George Zimmerman, qui s'est rendu de lui-même, a été arrêté. Si l'affaire va jusqu'au procès, il risque la prison à perpétuité sans libération possible, mais pas la peine de mort. Selon son avocat, il plaidera « non coupable ». Zimmerman, qui effectuait une ronde de voisinage à Sanford (Floride), le 26 février dernier, a poursuivi Martin, un ado de 17 ans. Il trouvait son comportement « suspect », alors qu'une série de cambriolages venait de toucher le voisinage. Il affirme avoir été attaqué et s'être défendu avec son arme, comme l'y autorise la loi controversée « Stand your ground », qui accorde l'impunité en cas de légitime défense.
Dans sa conférence de presse, la procureur spéciale en charge de l'affaire, Angela Corey, qui a choisi le chef d'accusation le plus grave à sa disposition, a refusé de fournir des détails sur l'enquête. Selon les observateurs, elle doit disposer d'éléments (témoignages, rapport médical, etc.) qu'elle juge suffisamment incriminants pour obtenir une condamnation.
De leur côté, les parents de Trayvon Martin ont répété qu'ils demandaient « simplement que justice soit rendue ». Mais la tenue d'un procès devant un jury n'est pas encore garantie. Zimmerman doit d'abord comparaître devant un juge qui devra déterminer si la loi « Stand your ground » peut lui fournir une immunité. Une chose est sûre, si un procès a lieu, il sera ultra-médiatisé. D'une part, parce que la Floride accepte presque toujours que des caméras soient installées dans le tribunal. D'autre part, parce que l'affaire a bouleversé le pays. Le 23 mars dernier, le président Barack Obama avait même déclaré : « Si j'avais un fils, il ressemblerait à Trayvon. »