Le plan de paix n'est pas appliqué

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Un quartier de Homs, dimanche.
Un quartier de Homs, dimanche. — W. AL QUSOOR / SHAAM NEWS NETWORK / REUTERS

Kofi Annan ne perd pas espoir. Tous les efforts doivent être mis en œuvre pour s'assurer que le gouvernement syrien et l'opposition respectent la date butoir de jeudi fixée pour l'arrêt des violences, estime l'ancien secrétaire général de l'ONU dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, mardi.
« Le pouvoir syrien doit maintenant saisir l'occasion d'opérer un changement fondamental », écrit-il encore. Sauf que Damas semble encore loin de ce genre de considérations. En effet, les combats entre soldats gouvernementaux et insurgés se sont poursuivis ce mardi.
Malgré tout, la Syrie a affirmé par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avoir commencé à retirer ses troupes, et demandé des « garanties » que les rebelles respecteront eux aussi le cessez-le-feu.
Pour la France, ces déclarations constituent « un mensonge flagrant et inacceptable ». Depuis la mi-mars 2011, les violences ont fait plus de 9 000 morts, selon les chiffres de l'ONU.