Seif Al-Islam Kadhafi a été «agressé physiquement» en détention

LIBYE C'est ce que déplore la Cour pénale internationale, qui souhaite que lui soit livré le fils de l'ancien dictateur...

avec AFP

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Le fils du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam Kadhafi, soupçonné de crimes contre l'humanité, a été "agressé physiquement" en détention à Zenten, 180 km au sud de Tripoli, a-t-on appris jeudi auprès du bureau de la défense de la Cour pénale internationale
Le fils du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam Kadhafi, soupçonné de crimes contre l'humanité, a été "agressé physiquement" en détention à Zenten, 180 km au sud de Tripoli, a-t-on appris jeudi auprès du bureau de la défense de la Cour pénale internationale — - afp.com

Le fils du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam Kadhafi, soupçonné de crimes contre l'humanité, a été «agressé physiquement» en détention à Zenten, 180 km au sud de Tripoli, a-t-on appris jeudi auprès du bureau de la défense de la Cour pénale internationale.

«Importants maux de dents»

«M. Kadhafi a été agressé physiquement», a déclaré à l'AFP Xavier-Jean Keïta, conseil principal au «Bureau du conseil public pour la Défense» (OPCD) de la CPI, chargé notamment de garantir les droits de la défense: «Il souffre en outre d’importants maux de dents dus à l’absence de soins dentaires». «Il a été totalement mis en isolement, et n’a pu recevoir que des visites d'officiels libyens et des autorités libyennes de poursuites», a ajouté la même source, selon laquelle l'OPCD, chargé par la CPI d'assister Seif Al-Islam, n'a pu le rencontrer qu'une seule fois.

La Cour avait demandé mercredi à la Libye, pour la deuxième fois, de lui remettre immédiatement Seif Al-Islam. Les juges de la Cour avaient précédemment rejeté une première requête de la Libye demandant le report du transfert de Seif Al-Islam afin qu'il puisse être jugé à Tripoli. La CPI avait lancé le 27 juin un mandat d'arrêt contre Seif Al-Islam, 39 ans, arrêté le 19 novembre dans le sud de la Libye.

Détenu depuis à Zenten, il est soupçonné de crimes contre l'humanité commis depuis le 15 février lors de la répression de la révolte populaire, qui s'est transformée en guerre civile.