Colombie: Une mission humanitaire part récupérer les otages des Farc

AFP

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Une mission humanitaire a décollé lundi dans la matinée en Colombie pour aller récupérer dans la jungle une partie des derniers policiers et militaires encore séquestrés par les Farc, les plus anciens otages de la guérilla marxiste.
Une mission humanitaire a décollé lundi dans la matinée en Colombie pour aller récupérer dans la jungle une partie des derniers policiers et militaires encore séquestrés par les Farc, les plus anciens otages de la guérilla marxiste. — Luis Acosta afp.com

Une mission humanitaire a décollé ce lundi dans la matinée en Colombie pour aller récupérer dans la jungle une partie des derniers policiers et militaires encore séquestrés par les Farc, les plus anciens otages de la guérilla marxiste.

Après un retard dû au mauvais temps, deux hélicoptères de transport de l'armée brésilienne, mis à la disposition du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du collectif civil «Colombiens pour la paix», ont quitté l'aéroport de Villavicencio, à 110 km au sud de Bogota, a constaté un journaliste de l'AFP.

Principale guérilla du pays, les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont promis de relâcher six policiers et quatre militaires, en captivité depuis 12 à 14 ans, afin de relever «le pari de la paix».

Un second groupe mercredi

Un premier groupe doit être remis à la mission humanitaire lundi et un second mercredi. L'armée colombienne s'est engagée de son côté à suspendre ses opérations militaires dans la zone de libération, le temps de l'opération. Les otages, dont le retour est attendu dans l'après-midi, seront aussitôt transférés dans la capitale pour y passer des examens médicaux.

Des dizaines de leurs proches ainsi qu'une délégation de personnalités étrangères, dont la Guatémaltèque Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix, ont salué le départ des hélicoptères avec des prières et des cantiques à Villavicencio, où des photos géantes des «héros de la patrie» ornent les rues.

Une vingtaine d'otages ont déjà été libérés dans des conditions similaires, avec l'aide du Brésil, dont les rebelles ont demandé la médiation en gage de neutralité. D'autres ont été secourus par l'armée, comme l'ancienne sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt, libérée en juillet 2008.