Gaz: Poutine évoque des avantages fiscaux pour le projet Chtokman

Reuters

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Le Premier ministre et futur président russe, Vladimir Poutine, a laissé entendre que le consortium censé exploiter le gisement gazier géant de Chtokman pourrait bénéficier d'avantages fiscaux mais il n'a pris aucun engagement de baisse des taxes à l'exportation, indispensables pour lancer le projet. Les membres du consortium, le russe Gazprom (51%), le français Total (25%) et le norvégien Statoil (24%) mènent depuis plusieurs années des discussions sur la mise en exploitation du site. Jeudi, ils ont repoussé la décision définitive pour la troisième fois depuis mars 2011.

Une source proche du consortium a déclaré que Vladimir Poutine s'était engagé à «accélérer les travaux sur un nouveau régime de taxation du projet». Un porte-parole de Chtokman Development s'est refusé à tout commentaire. «Tout le monde a ses propres souhaits en matière d'allègements (fiscaux) mais c'est un problème de faisabilité économique. Le travail dans ce sens va se poursuivre», a déclaré un porte-parole de Vladimir Poutine.

Le consortium pourrait devoir investir jusqu'à 40 milliards de dollars (30 milliard d'euros) pour pouvoir exploiter le champ, situé sous la mer de Barents à 550 kilomètres des côtes et dont les réserves de gaz sont estimées à 3.900 milliards de mètres cubes. Vladimir Poutine a rencontré vendredi le directeur général de Gazprom, Alexeï Miller, le PDG de Total, Christophe de Margerie, et celui de Statoil, Helge Lund. Chtokman doit en principe exporter à partir de 2016 du gaz vers l'Europe via le gazoduc Nord Stream, et l'année suivante du gaz naturel liquéfié.