Le Mexique entre en campagne pour l'élection présidentielle de juillet

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Le Mexique entre officiellement en campagne vendredi en vue des élections générales du 1er juillet avec un Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), principale formation d'opposition, donné largement favori pour récupérer un pouvoir perdu en 2000 après 71 ans de règne sans partage.
Le Mexique entre officiellement en campagne vendredi en vue des élections générales du 1er juillet avec un Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), principale formation d'opposition, donné largement favori pour récupérer un pouvoir perdu en 2000 après 71 ans de règne sans partage. — Ronaldo Schemidt afp.com

Le Mexique entre officiellement en campagne ce vendredi en vue des élections générales du 1er juillet avec un Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), principale formation d'opposition, donné largement favori pour récupérer un pouvoir perdu en 2000 après 71 ans de règne sans partage.

Selon la Constitution mexicaine, le président sortant Felipe Calderon, membre du Parti action national (PAN, conservateur), n'est pas rééligible pour un second mandat, mais la guerre qu'il a engagée dès son arrivée au pouvoir en décembre 2006 contre les trafiquants de drogue, avec un bilan de plus de 50.000 morts, sera au centre des débats.

Scrutin à un tour

Le dernier sondage publié avant l'ouverture de la campagne par le quotidien Reforma confirme le net avantage affiché depuis plusieurs mois par le candidat du PRI, Enrique Pena Nieto, un avocat de 45 ans. Ce très télégénique ex-gouverneur de l'Etat de Mexico est crédité de 45% des intentions de vote, suivi par la candidate du PAN, Josefina Vazquez Mota, à 32%, et le candidat de la coalition de gauche, Andres Manuel Lopez Obrador, déjà candidat en 2006, à 22%.

L'élection présidentielle mexicaine se joue au scrutin majoritaire uninominal à un tour. Le 1er juillet doivent également être renouvelés les 128 sièges du Sénat, les 500 sièges de la Chambre des députés, ainsi que le maire de Mexico et les autorités de plus d'une dizaine d'Etats. Le même sondage montre toutefois qu'à trois mois des élections, 27% des quelque 77 millions d'électeurs appelés à voter (sur une population de 112 millions d'habitants) demeurent indécis.