Grève générale contre l'austérité

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Une manifestation contre l'austérité, jeudi à Santander.
Une manifestation contre l'austérité, jeudi à Santander. — P. SAEZ / SIPA

Une partie de l'Espagne a été paralysée par une grève générale jeudi à la veille de la présentation d'un projet de budget d'austérité « très sévère » par le président du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy. Officiellement, ce mouvement vise à s'opposer à une réforme du marché du travail assouplissant les conditions de licenciement et permettant aux employeurs de baisser les salaires.

Des échauffourées signalées

à Barcelone et Madrid
Les usines et les ports, dont ceux de Valence et de Séville, sont restés fermés, tandis que les télévisions publiques ou régionales et les transports ont connu de nombreuses perturbations durant toute la journée. Le mouvement est considéré comme un test face à la politique de rigueur du gouvernement en raison du déséquilibre des comptes publics qui inquiète les marchés.
Des échauffourées ont été signalées à Barcelone et à Madrid. Dans la capitale espagnole, la police avait barricadé le Parlement et 58 personnes ont été arrêtées, la plupart pour avoir tenté d'empêcher des gens de se rendre à leur travail. Dans la capitale de la Catalogne, des protestataires ont incendié des poubelles et ont jeté des chaises appartenant à des cafés. En Andalousie, des touristes n'ont pas pu visiter l'Alhambra à Grenade. « Cette grève générale est un succès démocratique indiscutable », s'est réjoui Candido Mendez, secrétaire général de l'Union général des travailleurs (UGT). Reuters