Abbas-Hamas, le bras de fer continue

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Le Comité exécutif de l'OLP a approuvé mardi la tenue d'un référendum de sortie de crise proposé par le leader palestinien Mahmoud Abbas, qui en annoncera la date "avant la fin de la semaine", ont indiqué des responsables palestiniens.
Le Comité exécutif de l'OLP a approuvé mardi la tenue d'un référendum de sortie de crise proposé par le leader palestinien Mahmoud Abbas, qui en annoncera la date "avant la fin de la semaine", ont indiqué des responsables palestiniens. — Abbas Momani AFP

Le Hamas et le Fatah ont finalement encore quelques jours pour s'entendre. Le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a accordé hier jusqu'à ce week-end au mouvement islamiste pour donner son aval au « document d'entente nationale » qui prévoit la reconnaissance implicite d'Israël.

Lundi, les discussions par vidéoconférence entre les deux parties s'étaient soldées par un échec. Peu après minuit, l'heure à laquelle expirait l'ultimatum fixé par Abbas, le Hamas, soucieux de ne pas apparaître comme responsable de cet échec, a toutefois déclaré qu'il était prêt à « poursuivre le dialogue ». Le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, l'a réaffirmé dans la matinée : « c'est la seule voie pour résoudre les différends et mettre fin à la crise palestinienne. »

Si le Hamas et le Fatah d'Abbas ne parviennent pas à un accord, le leader palestinien organisera un référendum « sous 40 jours » sur le document, qui propose une issue à la crise politico-financière que connaissent les Palestiniens depuis la suspension de l'aide directe internationale. Il a reçu hier le feu vert de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) pour le préparer. Reste à fixer la date, ce qu'il devrait faire demain, d'après l'un de ses proches. D'ici là, les discussions restent ouvertes avec le Hamas, hostile à cette consultation populaire sans précédent, qu'il perçoit comme une tentative d'invalider les résultats des législatives de janvier l'ayant porté au pouvoir.

Dans la rue, le bras de fer engagé entre le Fatah et le Hamas se traduit par des affrontements de plus en plus violents. Six personnes ont été blessées hier par des obus de mortier. Ils visaient le quartier général de la sécurité préventive à Gaza, fidèle au Fatah. De son côté, Israël fait profil bas, de peur qu'une « ingérence » de sa part ne se retourne contre lui. « Le référendum est une affaire intérieure palestinienne », a indiqué à l'AFP un proche du Premier ministre, Ehoud Olmert.

Faustine Vincent