L'Irak veut accroître ses exportations pétrolières par la Turquie

Reuters

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Le gouvernement irakien a établi ce dimanche un ensemble de mesures visant à prévenir un assèchement de ses exportations pétrolières en cas de fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transitent 80% de ses ventes de brut à l'étranger.

Ce plan mis en place par la commission gouvernementale sur l'énergie et l'économie prévoit d'augmenter la capacité des gisements du nord du pays et la construction d'un oléoduc entre les champs pétroliers du Sud et le port de Ceyhan, en Turquie.

L'Iran a menacé de fermer le détroit d'Ormuz, par où passe plus de 35% du pétrole transporté par voie maritime à travers le monde, pour répondre aux sanctions occidentales visant son secteur pétrolier.

L'Irak a exporté 2,014 millions de barils par jour (bpj) le mois dernier, dont 1,711 million par sa plate-forme de Bassorah et ses terminaux pétroliers du Golfe, dans le sud du pays. Les 375.000 bpj restants provenaient des gisements du Nord, autour de la ville de Kirkouk, et ont transité par Ceyhan.

«Le ministère du Pétrole a proposé d'accélérer les travaux d'achèvement de l'oléoduc stratégique du Nord et de le connecter à l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan afin d'exporter le pétrole de Bassorah via Ceyhan», a déclaré le porte-parole du gouvernement Ali Dabbagh.