Climat tendu pour la conférence de DSK à l'université de Cambridge

ROYAUME-UNI L'ancien directeur du FMI y est invité pour une conférence sur l'état de l'économie mondiale...

N. Bg. avec AFP

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L'avocat de la femme de chambre Nafissatou Diallo, Douglas Wigdor, a dénoncé comme un "affront" la conférence prévue vendredi soir à Cambridge de Dominique Strauss-Kahn, un événement très couru qui suscitait également des protestations d'étudiants.
L'avocat de la femme de chambre Nafissatou Diallo, Douglas Wigdor, a dénoncé comme un "affront" la conférence prévue vendredi soir à Cambridge de Dominique Strauss-Kahn, un événement très couru qui suscitait également des protestations d'étudiants. — Carl Court afp.com

La venue de Dominique Strauss-Kahn à l’université de Cambridge, au Royaume-Uni, où l’ancien patron du FMI doit tenir une conférence, se déroule dans une ambiance tendue, ce vendredi soir. Attendu par des étudiants opposés à son intervention, DSK est arrivé par une porte dérobée vers 19 heures, sortant d'une berline noire et escorté par huit gardes du corps, rapporte le Parisien.

Sa conférence sur l'état de l'économie de mondiale a débuté vers 19h30 devant un public d'étudiants. A la demande de l'ancien patron du FMI, aucune caméra n'a été admise dans la salle de conférence.

«Nous sommes tous des femmes de chambre»

Plus tôt vendredi, l'avocat de la femme de chambre Nafissatou Diallo, Douglas Wigdor, a dénoncé comme un «affront» la conférence de Dominique Strauss-Kahn. Peu après, environ 200 manifestants se sont réunis près des locaux de l'association Cambridge Union en scandant «DSK, va t'en, justice pour Diallo». «Honte à toi, DSK. Nous sommes tous des femmes de chambre», était-il écrit sur une pancarte.

Les charges pénales contre DSK, accusé d'agression sexuelle par Nafissatou Diallo, femme de chambre à l'hôtel Sofitel de New York, ont été abandonnées, alors que la procédure civile se poursuit. L'ex-patron du FMI, 62 ans, contraint à la démission à cause de cette affaire, a par ailleurs été rattrapé en France par le dossier dit «du Carlton», une affaire de proxénétisme.