Syrie: Damas exprime «ses regrets» après la mort de la journaliste Marie Colvin

Reuters

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Le gouvernement syrien a fait part vendredi de sa «tristesse» et de ses «regrets» après la mort de la journaliste américaine Marie Colvin, tuée le 22 février dans la ville de Homs assiégée par les forces gouvernementales.

Dans un communiqué diffusé par l'ambassade de Syrie à Londres, le ministère syrien des Affaires étrangères présente ses «sincères condoléances» à la suite de ce décès.

Marie Colvin travaillait pour le journal britannique Sunday Times. Le photographe de presse français Rémi Ochlik a été tué le même jour par les tirs de l'armée syrienne sur une maison utilisée comme centre de presse dans le quartier insurgé de Bab Amro. Leurs corps ont été remis vendredi par les autorités syriennes au Comité international de la Croix-Rouge et au Croissant-Rouge syrien.

«Un massacre aveugle d'hommes, de femmes et d'enfants»

Dans son communiqué, le ministère syrien des Affaires étrangères affirme avoir «déployé d'immenses efforts» pour tenter d'établir les circonstances de la mort de Marie Colvin et pour récupérer son corps ainsi que celui du photographe français.

Le photographe britannique Paul Conroy, blessé lors du même bombardement et hospitalisé à Londres, a dénoncé sur Sky News la violence des forces gouvernementales à Homs. «J'ai travaillé dans de nombreuses zones de guerre mais jamais je n'avais assisté à un tel pilonnage (...) Ce n'est pas une guerre, c'est un massacre, un massacre aveugle d'hommes, de femmes et d'enfants», a-t-il dit.

La journaliste française Edith Bouvier, elle aussi blessée dans le bombardement du 22 février, a été rapatriée vendredi en France avec le photographe William Daniels.